progresser consiste parfois à s'arrêter

Publié le par lizaine

Et arriva le moment où la volonté d’avancer

avait à se nourrir d’une énergie nouvelle,

car sa seule dynamique ne suffisait plus pour continuer le chemin.

 

Il était pourtant bien là, devant moi, ce chemin, aussi clair qu’un cristal,

dont l’évidente présence m’ôtait tout doute quant au fait

que c’était bien par lui que je devais poursuivre mon périple.

 

Cependant un profond message, une sorte de mise en garde non dite

m’avertissait qu’avant d’aller plus loin,

j’avais à me débarrasser d’une lourde charge,

d’un fardeau qu’il était interdit d’emporter.

 

A moi de trouver ce frein qui m’empêchait de m’alléger à ce stade du Chemin,

pour accéder à un nouvel horizon.

 

A force de réfléchir sans trouver, je me surpris à rager,

à m’énerver comme jamais, alors que le seul but de mon voyage

était  de reconquérir ma Sérénité primale.C’est tout simplement ainsi que je compris

où se nichait cet obstacle apparemment introuvable :

j’avais à nouveau permis à mes vieilles rancoeurs de reprendre le dessus,

de semer l’incertitude à chacune de mes tentatives d’engendrer un nouveau pas.

 

Et voilà que le travail à accomplir devint pour moi une nouvelle évidence !

 

Il fallait  que je revisite mon passé

et achève mes vieux  chantiers trop vite abandonnés.

 

Il était inévitable de détruire les forteresses par moi érigées, qui,

non seulement n’avaient plus rien à défendre, mais qui, en plus,

me retenaient prisonnière de mes préjugés désormais dépassés.

 

J’ai du réidentifier mes vieilles blessures, et les accepter…

Mieux encore, les transcender comme essence vitale,

pour qu’aujourd’hui je puisse enfin continuer.

 

C’est alors que des larmes libératrices se sont mises à couler,

et avec chacune d’elles s’envolait une partie de ces obstacles artificiels,

qui, depuis si longtemps, étaient les seuls points de repère

que je considérais, à tord, comme vrais.

 

 Et voilà que disparaissent les barrières dressées sur Mon Chemin,

comme le vent du désert balaye tous les mirages.

Le seul pas qui a été fait sans que je bouge

a pris la direction d’une plus grande compréhension,

c’est donc bien un pas de plus vers moi-même que j’ai réussi !

 

Forte de cet allègement si essentiel,

ma volonté renouvelée m'entraîna d'un mouvement décidé,

plus prête que jamais, à poursuivre Mon Chemin,

enfin tracé par les lignes de mes propres mains.

 

 "Gwen & Wolff, Juillet 2005"

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

cadiche 21/07/2006 20:47

salut tres simpa ton blog

cocole 07/06/2006 12:34

bonjour lizaine!!quel texte!!bonne journée