présence
Présente, éternellement présente présence,
Jamais tu n’as cessé d’être
Ici et maintenant en chaque maintenant et ici,
Et tu apportes encore
De ton trésor de couleur, de lumière,
De senteurs, de notes, le chant du merle dans le soir,
Si clair parmi les feuilles vertes et odorantes,
Comme au temps de l’enfance toujours nouveau, de nouveau.
Ma main qui écrit vieillit, mais moi aussi
Je répète uniquement et encore une fois
L’unique chant humain, du fond du souvenir
D’une joie, un mode
Que non moi mais la musique connaît
Qui nous forme, nous informe, fait entendre par nos voix
L’accord du ciel et de la terre, d’en haut et d’en bas, qui sont
Cette musique des sphères que Pythagore perçut.
Moi, vivante, comme le merle je fais entendre
Dans l’ignorance de ce qu’elle dit, la voix qui ne meurt pas.
Édition bilingue
Traduit de l’anglais par Philippe Giraudon
